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Espéranto-Provence

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dernière mise à jour le 21 mars 2018

cet article en espéranto : Fondo de la Provenca Esperanto-Federacio

Fondation de la Fédération Espérantiste de Provence

Le texte ci-dessous a paru le 27 avril 1913 dans le n° 1 de « Provenco », l’Organe mensuel des Groupes Espérantistes de Provence, sous la signature de L. Rigoir, président à cette époque du Groupe de Marseille et de la Fédération de Provence.

La Fédération Espérantiste de Provence

En 1907 fut fondée la première Fédération Espérantiste Française, celle de Bourgogne. Revenu à Marseille à cette époque, après une absence de six années, et nommé, à mon corps défendant, président du Groupe Espérantiste, je reçus, vers la fin de 1907, une lettre d’un fervent Samideano d’Aix, me parlant de l’Union des Espérantistes de Provence. Je songeai à la chose et dès Mars ou Avril 1908, j’eus le désir de mettre à exécution cette idée. Je n’hésitai plus quand de Toulon un autre Samideano, également ardent, A. Dumas, président du Groupe de cette ville, me proposa aussi la fondation d’une fédération provençale. A ce moment-là j’étais sollicité par la Fédération rhodanienne en formation pour entrer dans ce groupement. Mais malgré notre sympathie (en tant qu’Espérantistes surtout) pour les Lyonnais, jaloux de notre autonomie provençale, je tenais à une Fédération de Provence et m’employai aussitôt à la réalisation de ce projet, comme m’en laissait le soin le sympathique Président de Toulon.
Et ce groupement répondait tellement à un besoin que, de tous côtés, on acquiesça à ma demande. A l’appel que je lançai aux 4 ou 5 groupes qui existaient alors dans notre région, on répondit : « Présent ». Et après un rapide échange de correspondance avec Toulon, Aix, Avignon, Nice et quelques Samideanoj isolés, je réunissais en Assemblée Générale les délégués de ces groupes et les Marseillais, le 5 juillet 1908, au siège de notre Société, 52, rue Paradis. Des statuts étaient aussitôt élaborés et votés, la Fédération Espérantiste de Provence voyait le jour, par ce clair matin d’été, sous le soleil radieux de notre chère Provence.
Saluons, en passant, les membres fondateurs de notre Fédération, en particulier MM. de Casteljau, Champion, d’Avignon ; Dumas, Fabre, de Toulon ; Cortencin, Nicollet, d’Aix ; Martin, de Nice ; et la plus grande partie des Espérantistes de Marseille.
Sur ma proposition, la présidence de la F.E.P. fut confiée à l’unanimité à M. de Casteljau, ingénieur des Ponts et Chaussées, président du Groupe d’Avignon, une des figures les plus sympathiques de notre région.
Un banquet clôtura cette réunion, dans les jardins de L’Exposition d’Electricité, où l’on visita ensuite le stand de l’Espéranto, dû à la générosité et au dévouement d’un Marseillais, qui malheureusement nous quittait, M. de Conninck.
L’enfant, né du matin, prenait déjà des forces au cours de ces agapes amicales. Confié aux soins d’une excellente nourrice (la société d’Avignon), il ne devait pas tarder à devenir un bel adolescent, n’apportant que des satisfactions à son père, par l’harmonie, la parfaite entente, l’union intime de ses membres.

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